L’éco-prêt à taux zéro reboosté

Image eco-pret taux zero

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Le Ministère du Logement vient de missionner Philippe Pelletier, président du Plan Bâtiment Durable, afin de renforcer la mobilisation des structures bancaires et financières, dans la cadre du projet de rénovation énergétique des bâtiments. Mais aussi pour déployer des sociétés de tiers-financement, mises en place par les collectivités.

« Identifier les initiatives déjà lancées ou en cours de création, analyser les premiers résultats et ainsi établir les facteurs clés de réussite ou les éventuelles difficultés rencontrées », voilà l’objectif de la démarche entamée par Emmanuelle Cosse, ministre du Logement. Pour faire simple, il s’agit « d’améliorer l’information, la diffusion et la distribution » des éco-prêts à taux zéro dispensés par les banques. « Malgré une meilleure dynamique, les chiffres de l’éco-Prêt à Taux Zéro ne sont pas encore à la hauteur des objectifs » a reconnu la Ministre.

Mis en place depuis août 2016, un nouveau fond doit pourtant garantir les éco-Prêt à Taux Zéro jusqu’à 75% du montant total, pour faciliter l’accès à la rénovation aux foyers les plus modeste et aux copropriétés, en octroyant une compensation de l’Etat aux banques, comblant ainsi l’absence d’intérêts pour les emprunteurs.

« Quelle est l’appétence des ménages à recourir à l’emprunt ? Comment raffermir l’action des banques dans un rôle peut-être plus prescriptif, formatif ? (…) il faut faire un recensement » en a conclu Philippe Pelletier devant les représentants des organismes et fédérations concernés par le Plan Bâtiment Durable. En effet, il semblerait que les sociétés de cautions, filiale des banques, restent encore réticentes à s’engager dans les projets aidés par un quelconque tiers-financement.

Pour Emmanuelle Cosse, “l’organisation et les liaisons entre les missions relatives à l’avance des fonds aux particuliers souhaitant engager des travaux, et celles relevant du rôle d’assistance à maîtrise d’ouvrage auprès des mêmes particuliers (…) pour conduire un projet global de rénovation énergétique, méritent d’être précisées, tout comme l’obtention des conditions de garanties des opérations”.

L’état des lieux devrait être rendu avant la fin de l’année 2016 afin d’engager des propositions pour le premier trimestre 2017.